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Nouer une écharpe femme : huit nouages qui tiennent

Un nouage se choisit d'abord avec un mètre ruban : la longueur et l'épaisseur de l'écharpe décident de ce qui va tenir, et de ce qui va glisser.

Un nouage n'existe jamais seul : il dépend de la longueur de l'écharpe, de l'épaisseur du fil et du col qui va le recevoir. Une écharpe de 180 × 40 cm en mérinos fin accepte six des huit nouages ci-dessous. La même longueur en grosse maille, autour de 700 g/m², n'en accepte que deux, parce que le volume empêche de faire passer une extrémité dans une boucle sans la déformer.

Mesurez donc votre écharpe à plat, d'une frange à l'autre, avant de lire la suite. Les huit nouages sont classés par exigence croissante : les quatre premiers pardonnent presque tout, les quatre suivants demandent un peu de précision au départ mais tiennent ensuite du matin au soir.

Les longueurs demandées, nouage par nouage

Les seuils au-dessous desquels le nouage ne se fait pas correctement, pour un tour de cou adulte de 34 à 38 cm.

  • Drapé simple : dès 140 cm
  • Drapé asymétrique : 160 à 180 cm
  • Nœud coulissant : 160 cm
  • Faux-nœud : 170 à 190 cm
  • Nœud parisien : 160 à 180 cm
  • Double tour : 200 cm minimum
  • Nœud plastron (dit aussi ascot) : 180 cm et au moins 50 cm de large
  • Col croisé sous le manteau : 180 à 200 cm

La largeur compte autant. En dessous de 30 cm, l'écharpe fait un trait net qui sert les nouages structurés. Au-delà de 50 cm, elle devient une étole : elle drape et enveloppe, mais refuse les nœuds serrés, qui la font rouler en corde.

Les quatre nouages faciles

Le tour simple drapé. Posez l'écharpe autour du cou, un pan nettement plus long que l'autre, passez le pan long une fois derrière la nuque et laissez-le retomber devant. Le pan court s'arrête à la poitrine, le long à la hanche. Seul nouage qui marche aussi bien en cachemire fin qu'en maille épaisse.

Le drapé asymétrique. Même départ, sans passer derrière la nuque : les deux pans tombent devant, l'un vingt centimètres plus bas que l'autre. On tire ensuite doucement sur la partie posée sur les épaules pour creuser légèrement le milieu. Idéal sur un manteau ouvert, en septembre comme en avril.

Le nœud coulissant. Pliez l'écharpe en deux dans la longueur, posez-la sur les épaules, passez les deux pans dans la boucle formée par le pli, puis faites glisser la boucle vers le haut. Contrairement au nœud parisien, on ne retourne pas la boucle : elle reste plate et se règle à la hauteur voulue.

Le faux-nœud. Faites un nœud simple lâche au milieu d'un des pans, à environ 40 cm de l'extrémité, avant de mettre l'écharpe. Passez l'autre pan dans ce nœud, par-dessous, et resserrez. On obtient le rendu d'un vrai nœud sans l'épaisseur ni le pli marqué qu'il laisse sur une maille fine.

Les quatre nouages structurés

Le nœud parisien reste le plus rentable : trois gestes, une tenue de plusieurs heures, un volume plat qui passe sous n'importe quel revers. Il demande une écharpe fine de 160 à 180 cm ; la méthode et les deux erreurs qui le font glisser sont détaillées dans notre guide du nœud parisien.

Le double tour. Il faut vraiment 200 cm, davantage si l'écharpe est épaisse. Posez-la derrière la nuque, pans égaux, faites passer un pan puis l'autre autour du cou dans le même sens, extrémités devant. Le second tour doit reposer sur le premier, pas dessous : ce chevauchement empêche l'ensemble de s'affaisser. Voir les écharpes femme longues de 200 cm.

Le nœud plastron. Sur une étole large, croisez les deux pans devant la gorge, remontez-les par-dessus les épaules et laissez-les tomber dans le dos. Le devant forme un plastron plein qui remplace écharpe et col. Il faut une matière souple — cachemire fin, laine-soie — sinon le croisement bâille.

Le col croisé sous le manteau. Croisez l'écharpe devant la poitrine avant de fermer le manteau, chaque pan glissé sous le côté opposé du vêtement. Rien ne dépasse, rien ne bouge, et le cou reste couvert jusqu'au menton. C'est la solution du grand froid sur un manteau boutonné, et la seule qui tienne à vélo.

Ce qui fait glisser un nouage

Trois causes reviennent constamment. La matière d'abord : un twill de soie ou une viscose lisse n'accroche pas, et tout nouage y descend en une heure. Le serrage initial ensuite, presque toujours trop timide — un nœud parisien ou coulissant se remonte fermement dès le départ, il redescendra de deux à trois centimètres dans la journée, c'est normal. Le désaccord entre le volume et le col enfin : au-delà de 600 g/m², l'écharpe ne se noue plus, elle se pose.

Dernier repère : si le volume déborde vers l'extérieur des clavicules, le nouage est trop gros pour la longueur choisie.

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Questions fréquentes

Les trois questions qui reviennent le plus souvent sur les nouages féminins.

Quelle longueur d'écharpe pour faire tous les nouages ?

Une écharpe de 180 × 40 cm couvre la très grande majorité des nouages féminins : drapé, nœud parisien, coulissant, faux-nœud et plastron. Seul le double tour véritable demande 200 cm ou plus. En dessous de 140 cm, on reste sur un drapé simple ou un nouage court sous le col.

Pourquoi mon nœud se défait-il au bout d'une heure ?

Deux causes dominent : une matière trop épaisse ou trop glissante pour le nouage choisi, et un serrage initial trop lâche. Un nœud parisien ou coulissant doit être remonté fermement contre la base du cou dès le départ ; il descend ensuite de deux à trois centimètres dans la journée, ce qui est normal.

Peut-on nouer une écharpe en grosse maille ?

Très peu. Au-delà de 600 g/m² environ, le volume empêche de faire passer une extrémité dans une boucle : la maille s'ouvre et le nœud gonfle. La grosse maille se porte en drapé simple, en tour de cou lâche ou rentrée à l'intérieur d'un manteau ouvert.

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